Parfois tous les ans, le certificat Q18 est à obtenir par les entreprises. Une obligation qui pourrait être vue comme une contrainte mais joue pourtant de nombreux rôles. Voici lesquels.
Certificat Q18 : à quoi sert-il ?
Le Certificat Q18 permet de vérifier si une installation électrique répond toujours aux normes en vigueur. Ce secteur évolue rapidement, avec de nouvelles réglementations notamment en matière de sécurité.
Il n’est pas à confondre avec la vérification initiale que l’on demande lors de la création de l’installation électrique qui intervient le plus souvent lors de la sortie de terre du bâtiment.
Parce qu’il est obligatoire, la demande de certificat Q18 peut émaner du chef d’entreprise, mais ce sont le plus souvent les cabinets d’assurance qui le demandent et à ce titre, l’entrepreneur est tenu de répondre à cette obligation.
Un chef d’entreprise aura par ailleurs certainement à cœur de savoir si son installation est toujours conforme et ce, pour plusieurs raisons : il ne souhaite pas être tenu responsable si un problème électrique se produit (électrocution, mais aussi explosion, incendie).
Outre qu’il pourrait perdre tout ou partie de son bâtiment parce qu’il aurait fait preuve de négligence, il serait aussi responsable au niveau civil et pénal si les dommages portaient atteinte à des personnes (blessées ou tuées) lors de ces avaries.
Dans tous les cas, les conséquences pourraient être terribles, tant financièrement que psychologiquement pour l’entrepreneur jugé pour négligence aussi bien pour les victimes que pour leur famille.
Je souhaite obtenir mon certificat Q18 : qui contacter ?
Il est donc important de ne pas vouloir se soustraire à la contrainte que peut représenter l’obtention du certificat Q18 et le voir comme une chance de vérifier que tout fonctionne correctement au niveau électrique.
Parce que la sécurité doit être une priorité, on comprend mieux pourquoi cette vérification peut être demandée tous les ans par les assureurs, plus d’informations ici. Connaissant le monde de l’entreprise, ils savent qu’à la faveur d’un développement d’activité, de la création d’une extension d’un bâti, il est possible d’avoir de nouvelles machines électriques, d’avoir dû utiliser l’installation électrique pour alimenter un nouveau bâtiment, ce qui suppose des modifications à faire contrôler.
C’est justement pour cela que l’on fait appel pour cela à un organisme de contrôle.
L’agent ou les agents qui se déplacent sur site vérifient si tout est conforme pour pouvoir délivrer le certificat ou demander une intervention par un électricien pour remédier à des anomalies qui auraient été repérées.
Quand le certificat Q18 est obtenu, une copie peut être envoyée au cabinet d’assurance qui, de ce fait ne va pas demander de surprime pour un risque accru, mais l’organisme de contrôle met aussi à jour le registre réglementaire relatif à l’installation électrique.
Si les travaux demandés ne sont pas effectués et que l’organisme de contrôle le constate, il peut le faire figurer dans son rapport, ce qui peut avoir deux conséquences. Comme évoqué précédemment, il est possible que le chef d’entreprise paie plus cher pour son assurance car son installation électrique représente un risque. Enfin, bien entendu, il pourrait être tenu pour responsable en cas d’accident.
Si son bâtiment est la proie des flammes, il pourrait ne pas être indemnisé. Dans le cas où cela aurait impliqué des personnes et que ces dernières sont blessées ou tuées, le chef d’entreprise pourrait être tenu responsable tant sur le plan civil que pénal.
Dans les deux cas, il est possible que l’entreprise ne survive pas à un tel événement, ce qui doit amener à réfléchir.
Parce que cela peut être vu comme une contrainte logistique de plus à assumer, pourquoi ne pas programmer à l’avance ce rendez-vous avec l’organisme de contrôle et avoir toujours le même interlocuteur ?